Découvrez des textes du quotidien et des extraits classiques avec auteur et source. Choisissez un texte et entraînez-vous à votre rythme.
Les extraits classiques conservent les termes et la ponctuation d’origine. Le chinois est proposé en caractères simplifiés et traditionnels. Pour un entraînement avancé.
Lecture · FacileLecture · 1
La bibliothèque ouvre avant que la rue ne s'anime. Une étudiante choisit une table près de la fenêtre et sort son cahier. Dehors, un vélo transporte du pain encore chaud. À l'intérieur, le bruit des pages accompagne un début de journée tranquille.
Démarrer →Vie quotidienne · FacileVie quotidienne · 2
Au marché du samedi, les pommes côtoient les fleurs et les légumes. La marchande nous indique quels fruits sont prêts à manger. Nous suivons notre liste, puis achetons un peu de pain. Sur le chemin du retour, nous imaginons le repas du soir.
Démarrer →Nature · FacileNature · 3
Un petit sentier longe la rivière derrière le quartier. Après plusieurs jours de pluie, l'eau contourne rapidement les pierres. Depuis le pont, nous observons un oiseau sur la berge. Cet après-midi, aucun rendez-vous ne nous oblige à nous presser.
Démarrer →Nature · FacileNature · 4
Notre jardin de balcon a commencé avec trois pots vides. Chaque matin, nous touchons la terre avant de l'arroser. Les premières pousses étaient minuscules, mais de nouvelles feuilles apparaissent maintenant. Cultiver une plante apprend à remarquer les changements discrets.
Démarrer →Vie quotidienne · ModéréVie quotidienne · 5
Un soir, la lampe du bureau a cessé de fonctionner. Nous l'avons apportée à l'atelier de réparation du quartier. Une bénévole a trouvé un fil mal fixé et nous a expliqué son travail. Une heure plus tard, la lumière éclairait de nouveau notre livre.
Démarrer →Voyages · ModéréVoyages · 6
Nous sommes arrivés tôt à la gare pour trouver le quai sans courir. Le train a traversé des champs, des villages et une grande vallée. Un enfant comptait les toits rouges par la fenêtre. Le trajet devient parfois le meilleur souvenir des vacances.
Démarrer →Nature · ModéréNature · 7
Par une soirée claire, nous avons installé une couverture dans le jardin. Il fallait attendre un peu pour distinguer les étoiles. Un nuage a caché une partie du ciel, puis le vent l'a emporté. Nous avons continué à regarder, sans rien dire.
Démarrer →Vie quotidienne · ModéréVie quotidienne · 8
Avant de préparer la soupe, nous avons lu toute la recette. Une personne lavait les légumes pendant qu'une autre disposait les bols. Une odeur agréable a bientôt rempli la cuisine. Le repas était simple, mais le préparer ensemble lui donnait une saveur particulière.
Démarrer →Vie quotidienne · AvancéVie quotidienne · 9
Un nouveau voisin a emménagé à l'étage avec plusieurs sacs. Nous l'avons croisé dans l'entrée et lui avons tenu la porte. Quelques jours plus tard, il a laissé un petit mot de remerciement. Une relation amicale commence souvent par un geste ordinaire.
Démarrer →Apprentissage · AvancéApprentissage · 10
Le programme ne donnait pas le résultat attendu. Nous avons noté la réponse souhaitée, puis vérifié chaque étape. Après avoir corrigé une condition incomplète, nous avons refait le même essai. Comprendre une erreur est aussi utile que trouver rapidement une solution.
Démarrer →Lecture · AvancéLecture · 11
Au musée, une lettre manuscrite a retenu notre attention. Son auteur racontait un voyage sous la pluie et un repas entre amis. Ces détails simples rendaient une époque lointaine plus proche. Nous sommes restés pour découvrir la lettre suivante.
Démarrer →Vie quotidienne · AvancéVie quotidienne · 12
La pluie nous a donné envie de ranger les photographies au lieu de sortir. Certaines images rappelaient des lieux presque oubliés. Nous avons ajouté les dates connues et préparé des questions pour nos proches. Le vieil album est devenu un projet à partager.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 1
Jules Verne · 1873Texte original ↗ En l'année 1872, la maison portant le numéro 7 de Saville-row, Burlington Gardens—maison dans laquelle Sheridan mourut en 1814—, était habitée par Phileas Fogg, esq., l'un des membres les plus singuliers et les plus remarqués du Reform-Club de Londres, bien qu'il semblât prendre à tâche de ne rien faire qui pût attirer l'attention. À l'un des plus grands orateurs qui honorent l'Angleterre, succédait donc ce Phileas Fogg, personnage énigmatique, dont on ne savait rien, sinon que c'était un fort galant homme et l'un des plus beaux gentlemen de la haute société anglaise.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 2
Jules Verne · 1873Texte original ↗ On disait qu'il ressemblait à Byron—par la tête, car il était irréprochable quant aux pieds—, mais un Byron à moustaches et à favoris, un Byron impassible, qui aurait vécu mille ans sans vieillir. Anglais, à coup sûr, Phileas Fogg n'était peut-être pas Londonner. On ne l'avait jamais vu ni à la Bourse, ni à la Banque, ni dans aucun des comptoirs de la Cité.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 3
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Ni les bassins ni les docks de Londres n'avaient jamais reçu un navire ayant pour armateur Phileas Fogg. Ce gentleman ne figurait dans aucun comité d'administration. Son nom n'avait jamais retenti dans un collège d'avocats, ni au Temple, ni à Lincoln's-inn, ni à Gray's-inn. Jamais il ne plaida ni à la Cour du chancelier, ni au Banc de la Reine, ni à l'Échiquier, ni en Cour ecclésiastique.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 4
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Il n'était ni industriel, ni négociant, ni marchand, ni agriculteur. Il ne faisait partie ni de l'Institution royale de la Grande-Bretagne, ni de l'Institution de Londres, ni de l'Institution des Artisans, ni de l'Institution Russell, ni de l'Institution littéraire de l'Ouest, ni de l'Institution du Droit, ni de cette Institution des Arts et des Sciences réunis, qui est placée sous le patronage direct de Sa Gracieuse Majesté.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 5
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Il n'appartenait enfin à aucune des nombreuses sociétés qui pullulent dans la capitale de l'Angleterre, depuis la Société de l'Armonica jusqu'à la Société entomologique, fondée principalement dans le but de détruire les insectes nuisibles. Phileas Fogg était membre du Reform-Club, et voilà tout.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 6
Jules Verne · 1873Texte original ↗ À qui s'étonnerait de ce qu'un gentleman aussi mystérieux comptât parmi les membres de cette honorable association, on répondra qu'il passa sur la recommandation de MM. Baring frères, chez lesquels il avait un crédit ouvert. De là une certaine «surface», due à ce que ses chèques étaient régulièrement payés à vue par le débit de son compte courant invariablement créditeur.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 7
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Ce Phileas Fogg était-il riche? Incontestablement. Mais comment il avait fait fortune, c'est ce que les mieux informés ne pouvaient dire, et Mr. Fogg était le dernier auquel il convînt de s'adresser pour l'apprendre. En tout cas, il n'était prodigue de rien, mais non avare, car partout où il manquait un appoint pour une chose noble, utile ou généreuse, il l'apportait silencieusement et même anonymement.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 8
Jules Verne · 1873Texte original ↗ En somme, rien de moins communicatif que ce gentleman. Il parlait aussi peu que possible, et semblait d'autant plus mystérieux qu'il était silencieux. Cependant sa vie était à jour, mais ce qu'il faisait était si mathématiquement toujours la même chose, que l'imagination, mécontente, cherchait au-delà. Avait-il voyagé? C'était probable, car personne ne possédait mieux que lui la carte du monde.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 9
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Il n'était endroit si reculé dont il ne parût avoir une connaissance spéciale. Quelquefois, mais en peu de mots, brefs et clairs, il redressait les mille propos qui circulaient dans le club au sujet des voyageurs perdus ou égarés; il indiquait les vraies probabilités, et ses paroles s'étaient trouvées souvent comme inspirées par une seconde vue, tant l'événement finissait toujours par les justifier.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 10
Jules Verne · 1873Texte original ↗ C'était un homme qui avait dû voyager partout,—en esprit, tout au moins. Ce qui était certain toutefois, c'est que, depuis de longues années, Phileas Fogg n'avait pas quitté Londres. Ceux qui avaient l'honneur de le connaître un peu plus que les autres attestaient que—si ce n'est sur ce chemin direct qu'il parcourait chaque jour pour venir de sa maison au club—personne ne pouvait prétendre l'avoir jamais vu ailleurs.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 11
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Son seul passe-temps était de lire les journaux et de jouer au whist. À ce jeu du silence, si bien approprié à sa nature, il gagnait souvent, mais ses gains n'entraient jamais dans sa bourse et figuraient pour une somme importante à son budget de charité. D'ailleurs, il faut le remarquer, Mr. Fogg jouait évidemment pour jouer, non pour gagner. Le jeu était pour lui un combat, une lutte contre une difficulté, mais une lutte sans mouvement, sans déplacement, sans fatigue, et cela allait à son caractère.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 12
Jules Verne · 1873Texte original ↗ On ne connaissait à Phileas Fogg ni femme ni enfants,—ce qui peut arriver aux gens les plus honnêtes,—ni parents ni amis,—ce qui est plus rare en vérité. Phileas Fogg vivait seul dans sa maison de Saville-row, où personne ne pénétrait. De son intérieur, jamais il n'était question. Un seul domestique suffisait à le servir. Déjeunant, dînant au club à des heures chronométriquement déterminées, dans la même salle, à la même table, ne traitant point ses collègues, n'invitant aucun étranger, il ne rentrait chez lui que pour se coucher, à minuit précis, sans jamais user de ces chambres confortables que le Reform-Club tient à la disposition des membres du cercle.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 13
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Sur vingt-quatre heures, il en passait dix à son domicile, soit qu'il dormît, soit qu'il s'occupât de sa toilette. S'il se promenait, c'était invariablement, d'un pas égal, dans la salle d'entrée parquetée en marqueterie, ou sur la galerie circulaire, au-dessus de laquelle s'arrondit un dôme à vitraux bleus, que supportent vingt colonnes ioniques en porphyre rouge.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 14
Jules Verne · 1873Texte original ↗ S'il dînait ou déjeunait, c'étaient les cuisines, le garde-manger, l'office, la poissonnerie, la laiterie du club, qui fournissaient à sa table leurs succulentes réserves; c'étaient les domestiques du club, graves personnages en habit noir, chaussés de souliers à semelles de molleton, qui le servaient dans une porcelaine spéciale et sur un admirable linge en toile de Saxe; c'étaient les cristaux à moule perdu du club qui contenaient son sherry, son porto ou son claret mélangé de cannelle, de capillaire et de cinnamome; c'était enfin la glace du club—glace venue à grands frais des lacs d'Amérique—qui entretenait ses boissons dans un satisfaisant état de fraîcheur.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 15
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Si vivre dans ces conditions, c'est être un excentrique, il faut convenir que l'excentricité a du bon! La maison de Saville-row, sans être somptueuse, se recommandait par un extrême confort. D'ailleurs, avec les habitudes invariables du locataire, le service s'y réduisait à peu. Toutefois, Phileas Fogg exigeait de son unique domestique une ponctualité, une régularité extraordinaires.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 16
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Ce jour-là même, 2 octobre, Phileas Fogg avait donné son congé à James Forster—ce garçon s'étant rendu coupable de lui avoir apporté pour sa barbe de l'eau à quatre-vingt-quatre degrés Fahrenheit au lieu de quatre-vingt-six—, et il attendait son successeur, qui devait se présenter entre onze heures et onze heures et demie. Phileas Fogg, carrément assis dans son fauteuil, les deux pieds rapprochés comme ceux d'un soldat à la parade, les mains appuyées sur les genoux, le corps droit, la tête haute, regardait marcher l'aiguille de la pendule,—appareil compliqué qui indiquait les heures, les minutes, les secondes, les jours, les quantièmes et l'année.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 17
Jules Verne · 1873Texte original ↗ À onze heures et demie sonnant, Mr. Fogg devait, suivant sa quotidienne habitude, quitter la maison et se rendre au Reform-Club. En ce moment, on frappa à la porte du petit salon dans lequel se tenait Phileas Fogg.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 18
Jules Verne · 1873Texte original ↗ «Vous êtes Français et vous vous nommez John? lui demanda Phileas Fogg. —Jean, n'en déplaise à monsieur, répondit le nouveau venu, Jean Passepartout, un surnom qui m'est resté, et que justifiait mon aptitude naturelle à me tirer d'affaire. Je crois être un honnête garçon, monsieur, mais, pour être franc, j'ai fait plusieurs métiers. J'ai été chanteur ambulant, écuyer dans un cirque, faisant de la voltige comme Léotard, et dansant sur la corde comme Blondin; puis je suis devenu professeur de gymnastique, afin de rendre mes talents plus utiles, et, en dernier lieu, j'étais sergent de pompiers, à Paris.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 19
Jules Verne · 1873Texte original ↗ J'ai même dans mon dossier des incendies remarquables. Mais voilà cinq ans que j'ai quitté la France et que, voulant goûter de la vie de famille, je suis valet de chambre en Angleterre. Or, me trouvant sans place et ayant appris que M. Phileas Fogg était l'homme le plus exact et le plus sédentaire du Royaume-Uni, je me suis présenté chez monsieur avec l'espérance d'y vivre tranquille et d'oublier jusqu'à ce nom de Passepartout… —Passepartout me convient, répondit le gentleman.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 20
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Vous m'êtes recommandé. J'ai de bons renseignements sur votre compte. Vous connaissez mes conditions?
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 21
Jules Verne · 1873Texte original ↗ —Onze heures vingt-deux, répondit Passepartout, en tirant des profondeurs de son gousset une énorme montre d'argent.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 22
Jules Verne · 1873Texte original ↗ —Que monsieur me pardonne, mais c'est impossible. —Vous retardez de quatre minutes. N'importe. Il suffit de constater l'écart. Donc, à partir de ce moment, onze heures vingt-neuf du matin, ce mercredi 2 octobre 1872, vous êtes à mon service.»
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 23
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Cela dit, Phileas Fogg se leva, prit son chapeau de la main gauche, le plaça sur sa tête avec un mouvement d'automate et disparut sans ajouter une parole. Passepartout entendit la porte de la rue se fermer une première fois: c'était son nouveau maître qui sortait; puis une seconde fois: c'était son prédécesseur, James Forster, qui s'en allait à son tour.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 24
Jules Verne · 1873Texte original ↗ «Sur ma foi, se dit Passepartout, un peu ahuri tout d'abord, j'ai connu chez Mme Tussaud des bonshommes aussi vivants que mon nouveau maître!»
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 25
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Il convient de dire ici que les «bonshommes» de Mme Tussaud sont des figures de cire, fort visitées à Londres, et auxquelles il ne manque vraiment que la parole. Pendant les quelques instants qu'il venait d'entrevoir Phileas Fogg, Passepartout avait rapidement, mais soigneusement examiné son futur maître. C'était un homme qui pouvait avoir quarante ans, de figure noble et belle, haut de taille, que ne déparait pas un léger embonpoint, blond de cheveux et de favoris, front uni sans apparences de rides aux tempes, figure plutôt pâle que colorée, dents magnifiques.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 26
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Il paraissait posséder au plus haut degré ce que les physionomistes appellent «le repos dans l'action», faculté commune à tous ceux qui font plus de besogne que de bruit. Calme, flegmatique, l'oeil pur, la paupière immobile, c'était le type achevé de ces Anglais à sang-froid qui se rencontrent assez fréquemment dans le Royaume-Uni, et dont Angelica Kauffmann a merveilleusement rendu sous son pinceau l'attitude un peu académique.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 27
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Vu dans les divers actes de son existence, ce gentleman donnait l'idée d'un être bien équilibré dans toutes ses parties, justement pondéré, aussi parfait qu'un chronomètre de Leroy ou de Earnshaw. C'est qu'en effet, Phileas Fogg était l'exactitude personnifiée, ce qui se voyait clairement à «l'expression de ses pieds et de ses mains», car chez l'homme, aussi bien que chez les animaux, les membres eux-mêmes sont des organes expressifs des passions.
Démarrer →Littérature · AvancéLe Tour du monde en quatre-vingts jours · 28
Jules Verne · 1873Texte original ↗ Phileas Fogg était de ces gens mathématiquement exacts, qui, jamais pressés et toujours prêts, sont économes de leurs pas et de leurs mouvements. Il ne faisait pas une enjambée de trop, allant toujours par le plus court. Il ne perdait pas un regard au plafond. Il ne se permettait aucun geste superflu. On ne l'avait jamais vu ému ni troublé. C'était l'homme le moins hâté du monde, mais il arrivait toujours à temps.
Démarrer →